Le mercato & les enchères
Recruter, vendre, prêter — et convaincre
Le mercato est la période où vous remaniez votre effectif. Recruter ne se résume pas à mettre le prix : une offre passe par la décision du joueur puis, s'il accepte, par celle du club vendeur (le président, ou le manager), chacun avec sa propre logique.
Quand peut-on négocier ?
- Tant que votre équipe est engagée dans une poule, vous ne pouvez émettre ni recevoir d'offre qu'en période de mercato.
- À la fermeture du mercato, toutes les négociations en cours sont clôturées (offres expirées, budget engagé rendu).
- Exception : on peut négocier à tout moment avec une équipe en pause ou sans poule (ces offres, elles, ne sont pas clôturées par la fin du mercato).
Les types d'offres
- Achat sur liste de transfert / prêt : le joueur est déjà proposé par son club — la vente est quasi automatique, seul le joueur doit encore être convaincu.
- Offre directe à un autre club : vous ciblez un joueur qui n'est pas à vendre. L'offre déclenche alors le circuit complet président → joueur ci-dessous.
- Prêt : le joueur rejoint le club emprunteur pour une durée convenue, puis revient chez vous en fin de saison.
Quand vous mettez un joueur en vente, vous recevez des offres entrantes visibles de votre côté. Les clubs gérés par l'IA négocient de façon réaliste : après un refus, leurs offres évoluent au lieu d'être aléatoires.
La valeur de transfert
Un joueur déjà sous contrat ne se vend pas à son prix marché : ce prix dit ce qu'il vaut aujourd'hui, pas ce qu'il rapportera à son acheteur. Sa valeur de transfert applique donc deux décotes :
- Marge de progression consommée (jusqu'à −40 %) : plus le joueur est proche de son potentiel connu — le niveau 28, ramené au plafond de son âge — moins il coûte cher. Un joueur au bout de sa courbe ne progressera plus chez vous. Tant qu'il lui reste une vraie marge (moins de 30 % du potentiel consommé), aucune décote.
- Âge (jusqu'à −35 %) : à partir de 28 ans, l'acheteur hérite d'un joueur dont le plafond de niveau va baisser saison après saison.
Les deux se cumulent, sans jamais descendre sous 35 % du prix marché. Cette valeur sert de prix demandé sur les listes de transfert et de prêt, de montant proposé par défaut sur une offre directe, et d'ancrage aux offres des clubs IA. Elle est affichée sous le prix, dans votre effectif comme dans la recherche. Signer un agent libre reste au prix marché plein.
Le joueur et son président raisonnent sur cette même valeur — inutile d'espérer vendre au prix marché un joueur arrivé au bout de sa courbe. Elle fixe aussi sa prétention salariale : un joueur qui ne progressera plus ne réclame pas le salaire d'un joueur encore en devenir. S'y ajoute la prime d'attachement — un joueur peu attaché exige jusqu'à +30 % de salaire pour prolonger, et sous 15 d'attachement aucun salaire ne le retient.
1. La décision du président (club vendeur)
Une fois le joueur convaincu, le président du club vendeur tranche : accepter, refuser, ou laisser le manager arbitrer (24 h pour répondre, 6 h dans les 48 dernières heures du mercato ; passé le délai, le président tranche à sa place). Il évalue 7 facteurs pondérés :
| Facteur | Poids |
|---|---|
| Valeur de l'offre (vs valeur du joueur) | 20 % |
| Importance du joueur (peu décisif = vente facile) | 20 % |
| Durée de contrat restante | 20 % |
| Santé financière (masse salariale) | 15 % |
| Attachement du joueur | 10 % |
| Taille de l'effectif (≤ 20 → vente bloquée) | 10 % |
| Réputation de l'acheteur | 5 % |
- Score ≥ 0,70 → accepté d'office · ≤ 0,35 → refusé d'office · entre les deux → le manager décide (24 h, ou 6 h dans les 48 dernières heures du mercato ; sinon le président tranche à sa place).
- Garde-fou « joueur phare » : un joueur très décisif, sous contrat long, ne peut pas être bradé — le président bloque ou renvoie la décision au manager, même si l'offre est correcte, sauf finances critiques.
2. La décision du joueur
Le joueur est le premier à se prononcer : il dispose de 12 h pour décider (4 h dans les 48 dernières heures du mercato) — accepter, faire une contre-offre, ou refuser.
Effectif incomplet = réponses accélérées. Tant que vous n'avez pas vos 23 joueurs, les joueurs sollicités répondent plus vite pour vous laisser enchaîner vos rounds d'offres :
- Moins de 14 joueurs → réponse sous 2 h
- 14 à 19 joueurs → réponse sous 4 h
- 20 à 22 joueurs → réponse sous 6 h
- 23 joueurs et plus → cadence normale (12 h, ou 4 h dans les 48 dernières heures du mercato)
Ces délais sont des plafonds : la fin du mercato ne peut qu'accélérer encore. D'abord le joueur vérifie des critères rédhibitoires (refus immédiat) ; s'il n'y en a pas, il note l'offre. Passé le délai sans réponse, le président (IA) tranche à sa place.
Les critères rédhibitoires (deal-breakers)
- Offre ignorée : le joueur peut ignorer l'offre sans raison. La
probabilité dépend de votre courtoisie (formule
max(5, 15 − courtoisie), soit 5 % à courtoisie 10, jusqu'à 14 % à courtoisie 1). - Rôle inadapté : « Espoir » pour un +25 ans, ou rôle trop faible pour un joueur bien noté / haut placé dans la hiérarchie de l'effectif.
- Rôle « Joker » refusé : ce marché (jamais titulaire, mais une entrée un match sur deux) ne se juge pas sur la hiérarchie mais sur le tempérament et sur le titulaire en place à son poste. L'ambitieux l'accepte derrière un joueur plus fort que lui ; l'orgueilleux uniquement si le titulaire est à son niveau ou moins fort ; le réservé s'il est lui-même le plus fort (il fuit la lumière) ; le modeste si son âge s'y prête (≤ 21 ans ou ≥ 30 ans). À l'extrémité de ces paramètres, c'est rédhibitoire.
- Écart de réputation : un joueur plus coté (ou attaché à un club plus prestigieux) refuse de descendre.
- Salaire ou montant trop bas par rapport à ses attentes.
- Durée de contrat inadaptée (écart max toléré ~2 ans selon l'âge).
- Supporters hostiles : si l'opinion des supporters du club acheteur est basse, le joueur peut refuser.
Le barème de décision (si aucun deal-breaker)
| Facteur | Poids |
|---|---|
| Réputation (club & joueur) | 25 % |
| Attachement | 25 % |
| Conditions de contrat | 15 % |
| Rôle proposé | 15 % |
| Niveau de la compétition (division, palmarès) | 10 % |
| Niveau de l'équipe | 10 % |
Un club au beau palmarès (champion en titre, podium, coupes remportées, club en ascension) attire davantage.
Les 4 tempéraments
Chaque joueur a un tempérament qui durcit ou assouplit tous ces seuils :
- Orgueilleux — très exigeant sur tout (salaire, montant, rôle, réputation), très sensible aux supporters, contre-offres élevées.
- Ambitieux — exigeant sur le salaire et le montant, sensible à la qualité de l'équipe, préfère les contrats courts.
- Réservé — modéré, accepte un montant plus faible, préfère les contrats longs, sensible au déséquilibre d'effectif.
- Humble — le plus tolérant, seuils bas partout, peu sensible aux supporters.
Les contre-offres
Quand l'offre est jugeable mais insuffisante, le joueur renvoie une contre-offre. L'augmentation demandée dépend du tempérament (de +5 % pour un réservé à +12 % pour un orgueilleux) et surtout de son attachement : un joueur peu attaché peut réclamer jusqu'à +40 % sur le montant. La contre-offre est toujours au moins supérieure d'un cran à l'offre initiale.
Chaque échange de la négociation ajoute 12 h au délai de réponse (6 h dans les 48 dernières heures du mercato). Si vous ne répondez pas dans les temps, la négociation se clôt automatiquement.
La joute verbale : quand le joueur vous appelle
Parfois, au lieu de répondre par écrit, le joueur décroche son téléphone : il veut vous entendre avant de signer. Vous avez alors 4 à 6 questions à encaisser, chacune chronométrée — rôle, titularisations, temps de jeu, salaire, indemnité, durée, ambition du club… et quelques questions qui ne changeront rien au contrat mais qui pèsent sur ce qu'il pense de vous.
- Vous avez 6 h pour décrocher — 2 h seulement dans les 48 dernières heures du mercato. Le délai est rappelé dans la notification d'appel entrant. Ne jamais décrocher ne coûte rien : l'offre repart simplement par écrit. En revanche, commencer l'échange puis disparaître, ou laisser les termes obtenus sans réponse, se paie très cher. Et le délai n'est jamais prolongé : il couvre le décrochage, l'échange et votre validation finale.
- Le chrono ne s'arrête jamais. Quitter la page ne met rien en pause, et un silence coûte très cher — surtout sur le sujet qui le bloque vraiment. Deux silences de suite et il raccroche : le dossier est mort.
- Tout dépend du tempérament. L'orgueilleux veut être flatté et supporte mal qu'on lui résiste ; l'ambitieux veut du concret ; l'humble est gêné qu'on le survende et apprécie qu'on lui explique les contraintes ; le réservé fuit la lumière et préfère la franchise. Conceder sur tout n'est PAS la bonne réponse avec tout le monde.
- Ce que vous lâchez, vous le payez. Chaque concession modifie réellement le contrat (salaire, rôle, durée, indemnité) ou crée un engagement (titularisations, temps de jeu garanti) vérifié sur ses 10 premiers matchs. Promesse tenue : l'attachement grimpe. Promesse trahie : il s'en souvient.
- La jauge de conviction monte et descend à chaque réponse. En haut, il signe sur les termes obtenus ; en zone basse, il signe en imposant son exigence la plus mal servie ; en dessous, il raccroche en vous disant précisément pourquoi.
- Votre scout aide. Sa compétence négociation vous donne du temps de réflexion supplémentaire à chaque question ; ses tuyaux vous soufflent, à haut niveau, quelles questions n'ont aucun effet sur le contrat.
À la fin, les termes obtenus vous sont présentés : vous signez, ou vous refusez. Refuser après être allé au bout de l'échange brise l'attachement du joueur — il vous a accordé du temps, pas un devis.
Vous n'êtes jamais seul au téléphone
Ce que vous concédez pendant une joute ne reste pas entre le joueur et vous : deux personnes lisent le contrat derrière votre dos.
- Le président juge votre tenue dès que l'échange est terminé. Il regarde ce que vous avez lâché par rapport à votre offre de départ, si le salaire fait sortir le club de son plafond, si l'indemnité dépasse la valeur du joueur, la durée accordée à un joueur déjà âgé, et les garanties de temps de jeu mises par écrit. Il ne bloque jamais un dossier — mais sa confiance monte ou descend, et c'est elle qui décide de la réserve de masse salariale versée en fin de saison. Refuser les termes à la dernière minute ou laisser filer l'appel sans répondre lui coûte aussi quelques points.
- Votre joueur au même poste découvre le contrat du nouveau le jour où celui-ci entre dans l'effectif. Le concurrent touché, c'est celui dont le rôle est le plus proche de celui de la recrue : c'est sa place qui est en jeu. Un salaire nettement supérieur au sien, un rôle au moins équivalent, et surtout des titularisations garanties par écrit à quelqu'un d'autre : son attachement chute, et selon son caractère et son poids dans l'équipe, il peut poser une doléance sur votre bureau — une demande de revalorisation, ou l'envie de partir.
Autrement dit : une signature arrachée au téléphone peut coûter plus cher que son montant. Le vestiaire compte, lui aussi.
Le rôle du scout dans la négociation
Un bon scout pèse lourd dans le mercato :
- Réputation — relève le seuil de tolérance sur les écarts de réputation.
- Négociation — assouplit les critères rédhibitoires et réduit les contre-offres.
- Tuyaux — la qualité des infos qu'il vous donne quand une offre est ignorée : à haut niveau il dit la vérité (« insistez, renvoyez la même offre »), à bas niveau son conseil peut être trompeur.
- Attachement — meilleur attachement initial de la recrue.
La masse salariale
Chaque joueur pèse un salaire dérivé de sa valeur. La somme des salaires doit rester dans votre plafond salarial. Avant de recruter, vérifiez que votre budget et votre masse salariale encaissent la recrue — voir Finances & condition.